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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 07:18

 



Mali - Masque "cervidé" gomintogo
Burkina Faso - Masque "lièvre"

 

Burkina Faso et Mali - Masques





Mali - Masque




Burkina Faso - Masque



Ce sont les dernières photos que j'ai prises lors de ma visite au Musée du Quai Branly le mois dernier, après être ressortie intellectuellement épuisée de la néanmoins très intéressante exposition La fabrique des images. Donc, en état flagrant de surcharge cognitive (et ce n'est pas un vain mot), j'ai ensuite déambulé de façon erratique dans le reste du musée, lu quelques cartels par-ci, pris quelques photos par là... Pour finalement jeter l'éponge (une éponge, c'est bien ce à quoi devait alors ressembler mon cerveau) et ranger mon appareil. Oui, mais voilà, juste avant de prendre la direction de la sortie, je suis tombée sur ces masques qui m'ont tout de suite tapé dans l'oeil et réussi à m'enthousiasmer malgré l'état dans lequel je me trouvais ; j'ai donc tout de même ressorti mon appareil, et voilà... J'en ai quelques autres en réserve.

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:27

 

La femme-poisson (1906)
La Tempête (entre 1886 et 1901)
Le cri (vers 1898)

 

 

Rodin - La femme-poisson (2)





Rodin - La tempete (04)





Rodin - Le cri



On a souvent tendance à associer Rodin à la sensualité et, chez lui, même les représentations de la douleur et du désespoir sont, la plupart du temps, avant tout sensuelles : j'en veux pour preuve la célèbre Danaïde, Fugit Amor et toutes les images d'amants malheureux (souvent liées à la légende de Paolo Malatesta et Francesca da Rimini). Ugolin fait exception, ainsi que ces trois terribles (et magnifiques) sculptures qui évoquent avant tout la suffocation, la colère, la souffrance...

On voit bien ici que la dualité qu'on a tendance à nous imposer sous la forme "Camille Claudel, folie et émotions négatives" versus "Rodin, sensualité et valeurs positives" ne tient pas forcément. Il existe nombre de sculptures très paisibles de Camille Claudel et, à l'inverse, des sculptures de Rodin très tourmentées.



La Tempête est également connue sous deux autres titres : L'Epouvante et Le coureur de Marathon. Le marbre photographié ici a été réalisé entre 1886 et 1901 (le cartel du musée Rodin indique : 1886 ?), mais il existe plusieurs plâtres datés de 1898.

L'exemplaire du Cri présenté ici a été spécialement fondu pour le musée en  1961, mais l'original est daté des environs de 1898 (donc peut-être à la même époque que La Tempête). Il s'agirait d'ailleurs d'une variation de La Tempête.

Le marbre de la Femme-poisson est plus tardif. Cet exemplaire du musée Rodin, réalisé par le praticien Victor Peter en 1917 (année de la mort de Rodin), est une copie d'un marbre vendu à la danseuse Loïe Fuller en 1915. Il s'agit en fait de l'agrandissement de la tête d'une sculpture de dimensions réduites, représentant une femme-poisson en torse et probablement réalisée pour le projet non abouti d'une fontaine. Les plâtres de la tête de Femme-poisson ainsi que le plâtre et la terre cuite de la Femme-poisson en torse conservés au musée Rodin datent tous de 1906.



J'ai une nette préférence, parmi les trois, pour La femme-poisson, mais je dois bien avouer que Le cri est une oeuvre absolument saisissante dans la représentation de la souffrance, qui la fait ressentir  littéralement physiquement au spectateur.


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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 07:33

Basse vallée du Rhin - La Pamoison de la Vierge (1)





Basse vallée du Rhin - La Pamoison de la Vierge (3)





Basse vallée du Rhin - La Pamoison de la Vierge (2)

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24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 07:08


Sarah Bernhardt - Le Fou et la Mort

Si tout le monde connaît Sarah Bernhardt en tant qu'actrice, on sait peu qu'elle a cultivé d'autres dons : l'écriture, puisqu'elle a écrit des pièces de théâtre et ses mémoires, mais aussi la peinture et, surtout, la sculpture.

Née en 1844, elle est placée toute jeune dans un couvent pour son éducation et c'est là que se scellera son destin de comédienne : elle y est en effet remarquée dans le rôle d'un ange lors de la représentation d'une pièce religieuse. A 15 ans, elle entre donc au Conservatoire grâce à l'appui du Comte de Morny et en 1862, elle  joue à la Comédie française. Elle n'y fera cependant qu'un passage éclair, puisqu'après avoir giflé une des sociétaires, elle en est renvoyée. Elle y reviendra en 1872, alors auréolée de ses succès au Théâtre de l'Odéon, pour rompre son contrat en 1875 ; un procès la ruinera d'ailleurs en partie.

C'est justement pendant ces années à la Comédie française, où ses relations avec l'administration, notamment, se révélèrent difficiles, qu'elle sera initiée à la sculpture par Roland Mathieu-Meunier. Celui-ci, qui réalisait le buste de l'actrice, est interpellé par ses observations judicieuses ; il y discerne l'oeil et la sensibilité du sculpteur, la pousse à tenter l'expérience et lui donne des leçons. Pour elle, qui se sentait étouffée par la routine de son métier, la sculpture est une bouffée d'air, d'autant plus qu'elle se révèle plutôt douée en la matière.

Elle a régulièrement présenté des oeuvres au Salon entre 1874 et 1891, mais aussi organisé des expositions personnelles, pour son plaisir et pour gagner un peu d'argent. Certains critiques lui conseillèrent alors de s'en tenir au théâtre, tandis que d'autres, tout en lui reconnaissant un certain talent, restaient réservés dans leurs éloges.

Sa sculpture la plus connue (ou la moins méconnue, devrais-je dire) est sans doute Après la tempête, tirée de l'histoire dramatique et apparemment véridique d'une vieille femme ayant perdu ses fils, puis son petit-fils, en mer. Empreinte d'une grande théâtralité, elle représente la grand-mère tenant le corps du jeune garçon sur ses genoux, dans l'attitude d'une Pietà.

Le Musée des Beaux-Arts de Dijon possède quant à lui un exemplaire du Fou et la Mort, illustration d'une pièce de Victor Hugo, Le roi s'amuse. Sarah Bernhardt a choisi de mettre en scène le bouffon Triboulet, héros de la pièce, personnage à la fois méchant et pathétique qui, ayant provoqué par erreur la mort de sa propre fille, tient son crâne à la main (à la Hamlet, pourrions-nous dire).

Sarah Bernhardt n'a pas adopté un style plutôt qu'un autre. On répertorie une quarantaine d'oeuvres de sa main, dont certaines ont disparu, et parmi lesquelles on trouve essentiellement des portraits et des autoportraits. Une partie de sa production puise (naturellement) ses sujets dans le domaine du théâtre, notamment un étonnant Autoportrait en chimère de veine symboliste.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:30


Barrias - Jeune fille de Bou-Saada (1)

Cette sculpture de 1890 est à l'origine un monument funéraire destiné à Gustave Guillaumet, peintre orientaliste : une version en bronze orne donc sa tombe au cimetière Montmartre.



Guillaumet (1840 - 1887) avait voyagé plusieurs fois en Algérie, partageant la vie difficile des villageois du Sud; loin de peindre un Orient sensuel et imaginaire, dans le genre de La mort de Sardanapale de Delacroix ou de L'esclave blanche de Lecomte du Noüy (mais on pourait en citer bien d'autres), il s'était attaché à représenter la vie quotidienne des Algériens ; c'est pourquoi on l'a également rattaché au courant réaliste de la peinture. Louis-Ernest Barrias, qui, lui, n'avait rien d'un orientaliste, a choisi, pour la tombe du peintre, un sujet puisé dans une de ses toiles : Tisseuses à Bou-Saada. Il a pour cela repris la figure d'une jeune tisseuse que l'on aperçoit, vêtue de blanc, en bas et à droite du tableau.


Guillaumet - Tisseuses a Bou-Saada (01)


Cependant, on ne retrouve pas dans la sculpture de Barrias l'aspect réaliste des toiles de Guillaumet. Si la sensualité qu'elle dégage reste très contenue (il s'agit d'une adolescente dont la poitrine est à peine formée et dont on aperçoit guère que le pied), certains détails cadrent difficilement avec le dénuement  et la pénibilité du travail très appparents dans le tableau, tels le tapis sur lequel est assise la jeune fille, ou encore les fibules qu'elle porte sur ses vêtements (des bijoux kabyles, qui ne sont donc pas originaires de la région de Bou-Saada). Il est d'ailleurs à noter que Barrias s'est ici également inspiré d'une de ses oeuvres : Jeune fille de Mégare assise et filant (1868). La filiation avec Guillaumet reste donc assez superficielle.


Barrias - Jeune fille de Bou Saada (03)


En revanche, une indéniable atmosphère de tristesse se dégage de l'expression qu'on lit sur le visage de la jeune fille, mais aussi (et peut-être surtout) du mouvement suspendu de son bras, ce qui en fait une très belle sculpture.

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 07:41

Rhin supérieur - Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant Jésus





Rhin superieur Ste Anne La Vierge et l' Enfant Jesus (03)





Rhin superieur Ste Anne La Vierge et l' Enfant Jesus (02)





Rhin superieur Ste Anne La Vierge et l' Enfant Jesus (05)

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 07:30

 

Bourgogne - Tombeau de Philippe Pot (6)

 

 

 

 

Bourgogne - Tombeau de Philippe Pot (5)

 

 

 

 

Bourgogne - Tombeau de Philippe Pot (4)

 

 

 

Voir aussi l'article suivant :

Tombeau de Philippe Pot - Musée du Louvre, Paris (1)

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5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 07:30

 

Bourgogne - Tombeau de Philippe Pot (1)

 

 

Puisque les pleurants du Musée des Beaux-Arts de Dijon sont partis vaquer à leurs occupations, certains en voyage aux Etats-Unis, d'autres en restauration, allons faire un tour du côté de leurs grands et impressionnants cousins, à savoir ceux du tombeau de Philippe Pot.

 

Philippe Pot (1428 - 1493), Grand Sénéchal de Bourgogne et Chevalier de la Toison d'Or, connut et servit deux Ducs de Bourgogne, Philippe le Bon et Charles le Téméraire, ainsi que deux rois, Louis XI (ennemi juré de Charles le Téméraire) et Charles VIII. Il fut un personnage important, tant dans le Duché de Bourgogne que dans l'entourage royal.

 

Son tombeau, commandé, comme il se doit, de son vivant, a donc été exécuté à la fin du XVème siècle. Dans la représentation du défunt lui-même, rien de très original : il s'agit d'un gisant, les mains jointes en prière, les pieds reposant sur un animal (sans doute un lion, comme c'était souvent le cas). Mais c'est du côté des pleurants que vient l'innovation. Loin d'atteindre la finesse d'exécution de ceux des tombeaux de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur, ce sont tout de même eux qui donnent toute son originalité et sa majesté au monument funéraire. En effet, il n'était pas commun de les représenter grandeur nature, ce qui est quasiment le cas ici. Devenus les porteurs de la dalle, vêtus de noir, ils ploient sous le poids de leur fardeau, créant ainsi l'illusion du lent mouvement de la procession funèbre, tout en rendant palpable le sentiment de tristesse inévitablement lié à l'évènement. Dans un même temps, c'est l'occasion de célébrer l'importance du personnage, puisque chacun des pleurants présente un écu portant l'un des huit quartiers de noblesse du défunt.

 

 

 

Voir aussi l'article suivant :

Tombeau de Philippe Pot - Musée du Louvre, Paris (2)

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 07:20

Nénette (chienne de Pompon)

Lévrier Stalza assis

Chien Kaddour

 

 

 

Pompon - Nénette (1)

 

 

 

 

 

Pompon - Lévrier Stapzla assis

 

 

 

 

 

Pompon - Chien Kaddour

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

François Pompon - Musée des Beaux-Arts, Dijon (1)

François Pompon - Félins - Musée des Beaux-Arts, Dijon (1)

François Pompon : Chiens - Musée des Beaux-Arts, Dijon (1)

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 07:35

Boston-terrier toy

Chien couché devant une pierre tombale



              Pompon - Boston-terrier toy

 

 

 

 

 

          Pompon - Boston-terrier toy (02)

 

 

 

 

 

Pompon - Chien couché devant une pierre tombale

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

François Pompon - Musée des Beaux-Arts, Dijon (1)

François Pompon - Félins - Musée des Beaux-Arts, Dijon (1)

François Pompon : Chiens - Musée des Beaux-Arts, Dijon (2)

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