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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 07:24

 

Campin- La Nativité

 

 

 

On a parfois l'impression que Noël a toujours existé... Et pourtant, c'est seulement au IVème siècle qu'il a été décidé que la naissance de Jésus serait célébrée le 25 décembre (historiquement, il est en fait peu probable que Jésus soit né un 25 décembre). Evidemment, cette date marquant le solstice d'hiver, elle existait déjà en tant que fête bien avant l'arrivée du christianisme. Sous l'Antiquité romaine, notamment, elle marquait le milieu des Saturnales.

 

 

Les crèches, elles, en tout cas telles que nous les connaissons (avec santons ou figurines au pied du sapin), n'ont pas toujours accompagné la célébration de Noël. En revanche, il existait bien des crèches vivantes au Moyen-Age, qui se présentaient parfois sous la forme de saynètes. Devenues au fil du temps plus prétexte à l'enivrement et autres débordements, plus ou moins plaisants, les transformant davantage en bacchanales qu'en sage fête chrétienne, elles furent interdites à la Renaissance. Puis réapparurent sous leur forme actuelle au XIXème siècle, avec la commercialisation à grande échelle des santons de Provence (eh oui, l'aspect commercial de Noël ne date pas d'hier).

 

 

Quant à la débauche de nourriture à la période de Noël... Figurez-vous qu'au Moyen-Age, on jeûnait pendant toute la période de l'Avent (à savoir pendant un mois avant Noël), c'est-à-dire qu'on ne mangeait ni viande ni nourriture grasse (un mois qui, j'imagine, devait paraître bien longue en cette période hivernale). Au XIXème siècle, on est devenu plus raisonnable : on se contentait d'un jeûne de trois jours (ce qui est largement plus supportable). Aujourd'hui, on serait plus porté (du moins en France) à inverser la tendance et à se bourrer de chocolats et autres cochonneries pendant un mois avant Noël (et aussi après, en fait). A chaque époque ses petites habitudes.

 

 

Bref, que vous choisissiez de jeûner ou au contraire de vous remplir la panse, joyeux Noël à tous !

 

 

 

Maître de la déploration de Sarnen - Nativité

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:11

Manche de couteau représentant un gladiateur thrace

Lampe représentant un gladiateur thrace à l'entraînement

Stèle funéraire d'un gladiateur thrace

Musée du Louvre, Paris

 

 

                      Gladiature - Manche de couteau - Gladiateur thrace

 

 

 

 

 

                                                  Gladiature - Lampe - Gladiateur thrace à l'entraînement

 

 

 

 

 

                    Gladiature - Stèle funéraire d'un gladiateur thrace         

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

Le gladiateur thrace (1)

Le gladiateur thrace (2)

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13 décembre 2010 1 13 /12 /décembre /2010 07:00

  Casque de gladiateur thrace

Jambières de gladiateur thrace ou hoplomaque

Statuette de gladiateur thrace ?

Musée du Louvre, Paris

 

 

Campanie - Casque de gladiateur thrace

 

 

 

Campanie - Paire de jambières de gladiateur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beaucoup d'équipements de gladiateurs, ensevelis lors de l'éruption du Vésuve en 79, ont été retrouvés dans la Caserne des Gladiateurs de Pompéi au cours de fouilles organisées au XVIIIème siècle. Ce casque de gladiateur thrace et ces jambières de gladiateur thrace ou hoplomaque (les deux seuls types de gladiateurs qui portaient deux jambières) faisaient sans doute partie d'un équipement de parade. En effet, les gladiateurs défilaient dans l'arène avant les combats lors d'une pompa, ou parade, et portaient en cette occasion des équipements différents, plus lourds, mais aussi plus richement décorés, de ceux qu'ils arboraient lors des affrontements. Ceux-ci sont en bronze. Le casque du Thrace a évolué au cours du temps : il ne possédait tout d'abord pas de protection pour le visage, puis se vit doté d'une visière à œilletons, puis, au cours de la seconde moitié du Ier siècle, d'une visière grillagée ; ce qui nous permet de dater ce casque de cette période.

 

 

 

 

 

Gladiateur thrace

 

 

Je suppose que ce qui a permis d'identifier cette statuette comme étant celle d'un gladiateur thrace (apparemment, rien n'est sûr), ce sont le casque à visière et les deux jambières. Mais j'imagine qu'il pourrait s'agir également d'un hoplomaque, vu qu'il n' y a ni bouclier, ni arme pour préciser le type de gladiateur auquel la statuette se réfère. Elle faisait en tout cas partie à l'origine, a priori, d'un groupe de deux, l'autre représentant probablement son adversaire (de tels paires de statuettes de gladiateurs ont déjà été retrouvées).

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

Le gladiateur thrace (1)

Le gladiateur thrace (3)

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 07:05

Gladiateur thraceLes jeux du cirque, c'était vraiment infâme (de mon point de vue, en tout cas) : des centaines de milliers d'animaux sont morts dans les chasses qui étaient données le matin, ainsi que des dizaines de milliers d'être humains, dans des conditions pas jolies jolies non plus, lors des exécutions de la pause méridienne. Les combats de gladiateurs de  l'après-midi, très attendus, sont un peu à part. Ils étaient très réglementés, relevant d'un véritable art, et donc ne ressemblaient pas à une boucherie, contrairement aux autres " divertissements " des jeux du cirque. Bien sûr, l'éventuelle exécution de l'un des combattants à la fin n'en donne pas une très bonne image… Bon, on ne peut pas leur enlever ça, les Romains avaient le sens du spectacle (même si c'était d'un goût discutable) !

 


Bref, pour en revenir au thraex ou Thrace : son équipement était composé d'un parma, petit bouclier de forme carrée (plus petit que celui du mirmillon, par exemple), de deux grandes ocreae, jambières montant jusqu'aux cuisses, pour compenser la petite taille du bouclier (les autres gladiateurs, mis à part l'hoplomaque, ne portaient q'une seule jambière, quand ils en portaient), d'un galea, ou casque à rebord, et d'une sica supina (ou falx supina), sorte d'épée recourbée à double tranchant. Il portait également une protection de cuir apelée manica au bras droit et une paire de caligae (sandales). Et un pagne (les Romains étaient plus prudes que les Grecs, ils étaient d'ailleurs choqués lorsqu'ils voyaient des athlètes grecs complètement nus).

 


Le Thrace était un combattant dit " léger " : sa technique de combat reposait sur l'agilité et la technique, et non sur la force physique, ce qui en faisait un combattant offensif. Les gladiateurs se répartissant entre deux grands types, les scutati, porteurs de grands boucliers (tel le Mirmillon), et donc plutôt défensifs, et les parmiti, porteurs de petits boucliers. Le Thrace faisait naturellement partie de ces derniers et se voyait opposer la plupart du temps à un Mirmillon, voire à un hoplomaque (qui quittait sa lance pour une dague droite) ou à un autre Thrace. Le public romain appréciait particulièrement les affrontements entre scutati et parmiti.

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

Le gladiateur thrace (2)

Le gladiateur thrace (3)

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 07:58

 

Bâton de procession

 

 

On célèbre la fête de Saint Nicolas le 6 décembre ; celui-ci apporte des cadeaux ou des friandises aux enfants qui ont été sages, ce qui en fait l'ancêtre du Père Noël. Il est également accompagné d'un personnage peu sympathique, le Père Fouettard, dont le rôle est de battre les enfants qui, eux, n'ont pas été sages. Cette fête est célébrée dans de nombreux pays : en France, dans l'Est et dans le Nord, en Belgique, au Luxembourg, en Allemagne et en Autriche, dans   pays de l'Est, etc.

 

Saint Nicolas a rééllement existé. Il est né en Turquie, plus exactement à Patara, aux environs de l'an 270, et fut évêque de la ville de Myre (on l'appelle d'ailleurs généralement Saint Nicolas de Myre). Il serait mort un 6 décembre autour de l'an 645, vitime des persécutions des Romains. Il est le saint patron des enfants, mais aussi des navigateurs, des avocats et de bien d'autres. On lui attribue de nombreux miracles et beaucoup de légendes se rapportent à lui. La plus célèbre est sans doute celle (un peu gore) des trois petits enfants, rendue particulièrement célèbre par la chanson suivante :

 

Ils étaient trois petits enfants
Qui s'en allaient glaner aux champs.
Ils sont allés et tant venus
Que sur le soir se sont perdus.
Ils sont allés chez le boucher :
- Boucher, voudrais-tu nous loger ?

- Entrez, entrez, petits enfants,
Il y a de la place assurément.
Ils n'étaient pas sitôt entrés
Que le boucher les a tués.
Les a coupés en petits morceaux
Et puis salés dans un tonneau.

Saint Nicolas au bout de sept ans
Vint à passer dedans ce champ,
Alla frapper chez le boucher :
- Boucher, voudrais-tu me loger ?
- Entrez, entrez Saint Nicolas.
Il y a de la place, il n'en manque pas.

- Du petit salé je veux avoir
Qu'il y a sept ans est au saloir.
Quand le boucher entendit ça,
Bien vivement il se sauva.
- Petits enfants qui dormez là,
Je suis le grand Saint Nicolas.

Le grand Saint étendit trois doigts,
Les trois enfants ressuscita.
Le premier dit : " J'ai bien dormi "
Le second dit : " Et moi aussi "
" Je me croyais au paradis "
A ajouté le plus petit.

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29 novembre 2010 1 29 /11 /novembre /2010 07:05

Biographie de Marie Leszczinska

 

 

Marie Leszczinska (1703 – 1768) était la fille de Stanislas Leszczinski, qui fut pendant cinq ans roi de Pologne sous l'impulsion de Charles XII de Suède, puis contraint à l'exil en Lorraine et en Alsace.

 

Rien ne destinait a priori la jeune fille à devenir Reine de France. Son père avait refusé plusieurs demandes en mariage, les prétendants ne portant pas le titre de Duc ; Stanislas Leszczinski tenait en effet absolument à ce que sa fille épouse un Duc. En 1725, elle a donc vingt-deux ans et n'est toujours pas mariée, quand, Louis XV, Roi de France, vient à tomber malade. Celui-ci, âgé de quinze ans, était destiné à Marie-Anne-Victoire d'Espagne, elle-même âgée de sept ans. Or, on craint pour la vie du Roi (ce ne sera pas la dernière fois) et le Duc de Bourbon, Premier Ministre, redoute qu'en l'absence d'héritier, la couronne ne passe à la branche d'Orléans. La fiancée de Louis XV étant bien entendu trop jeune pour pouvoir lui donner des enfants, on décide de lui trouver une autre épouse. Une liste est dressée, sur laquelle figure, puis disparaît rapidement, le nom de Marie Leszczinska ; mais les autres prétendantes sont elles aussi évincées, pour diverses raisons (âge, proximité avec les Orléans, religion), si bien qu'il ne reste personne. Marie fut donc finalement choisie, en partie à cause de son âge, idéal pour enfanter, en partie parce que la Marquise de Prie, maîtresse du Duc de Bourbon, voyait en elle une personne effacée qui lui laisserait exercer toute son influence (par l'entremise du Premier ministre) sur le Roi.

 

La petite Marie-Anne-Victoire d'Espagne fut donc renvoyée chez elle, et le Duc de Bourbon demanda pour le Roi de France la main de Marie à Stanislas Leszczinski ; demande qui fut, est-il besoin de le préciser, immédiatement agréée. Le mariage a d'abord lieu par procuration le 15 août 1725, puis Marie Leszczinska et Louis XV se rencontrent le 4 septembre et se marient dès le lendemain. La légende veut qu'il y ait eu un véritable coup de foudre entre les deux époux et que Marie ait été le premier amour de Louis XV. Le mariage fut d'ailleurs consommé sans attendre et la lune de miel dura jusqu'au mois de décembre… Cela dit, cette union ne fut pas du goût de tout le monde, et notamment des courtisans. On répandit diverses rumeurs sur elle : laideur, épilepsie, stérilité, etc. Mais petit à petit, Marie Leszczinska ayant à cœur de se conformer très strictement à l'étiquette (contrairement à Marie-Antoinette), elle finira par être acceptée, appréciée, et deviendra même très populaire au sein de la Cour.

 

Dix ans de mariage et, surtout, de grossesses à répétition (Louis XV et elle auront dix enfants), auront raison de la beauté de la Reine et de l'amour que lui porte son mari. Alors qu'à 34 ans, elle est déjà considérée comme vieille, Louis XV est, lui, en pleine forme (il est plus jeune de sept ans) et ne tarde pas à prendre une maîtresse, puis une autre, puis encore une autre… Marie Leszczinska restera cependant très attachée à son époux, supportant ses frasques avec dignité, dit-on, et allant même jusqu'à entretenir des rapports cordiaux (du moins en apparence) avec la Marquise de Pompadour. Cependant, l'amour de Louis XV lui étant définitivement aliénée, elle se retira dans ses appartements à Versailles, entourée par une cour rapprochée. Férue d'art et de musique, elle reçut notamment Farinelli et Mozart.

 

Elle mourut en 1768, à l'âge de 65 ans, quatre ans après la Marquise de Pompadour.

 

 

 

Voir l'article suivant :

Marie Leszczinska (2)

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:44

Casques de type corynthien



Armement italique - Casque de type corynthien (3)

 

 

 

 

 

                              Armement italique - Casque de type corynthien (1)

 

 

 

 

 

                                                  Armement italique - Casque de type corynthien (2)

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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:47

BiberonsAu XIXème siècle, dans les campagnes, les enfants étaient nourris avec du lait jusqu'à l'âge de un an. D'ailleurs, le lait, denrée précieuse, était réservé aux seuls enfants et personnes malades. On utilisait alors des biberons de verre. Une certaine forme de biberons va prendre le pas sur les autres : la limande (plusieurs des modèles du Musée de la Vie bourguignonne sont d'ailleurs des biberons limandes). Ce biberon présentait un corps oblong et un bec, relevé ou non, soudé au corps principal, ainsi qu'un trou de remplissage dans la partie supérieure. Dès lors, comment se débrouillait un enfant pour téter au biberon, me direz-vous ? En fait, le bec de verre était emmailloté dans un linge, que l'enfant suçait, le lait se diffusant dans le tissu : c'est ce qui faisait office de tétine. Outre le fait que la tétée ne devait pas être très agréable pour le buveur, nul besoin de mettre l'accent sur les problèmes hygiéniques qui en découlaient, les tissus en question, même lavés régulièrement, se transformant en véritables nids à microbes.

 

A la fin des années 1860, Edouard Robert, industriel dijonnais, invente le "biberon Robert", qui présente un système doté d'un bouchon en liège muni d'un long tuyau et d'une tétine. Bien que cette invention ait reçu force louanges et une médaille d'honneur en 1873, elle s'est finalement révélée désastreuse du point de vue hygiénique, à tel point qu'on l'a accusée d'être la cause d'épidémies de mortalité infantile et surnommée le biberon tueur. En 1910 le biberon Robert sera d'ailleurs interdit et, par la suite, le modèle sera donc modifié ; le tuyau sera supprimé et la tétine en plastique fera son apparition.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 07:51

Baratte à beurre

Moule à beurre

Cuillère en bois

 

 

Baratte

 

 

 

 

 

Moule à beurre

 

 

 

 

 

Cuillère en bois (fabrication du beurre)

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

Autour du beurre - Musée de la Vie bourguignonne, Dijon (1)

Le travail du beurre

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 07:56

 

Autour du beurreAutrefois, chaque foyer, ou presque, fabriquait son beurre, en général à partir de la crème tirée du lait (il est beaucoup plus difficile de le fabriquer directement à partir du lait). On versait donc la crème dans une baratte (sorte de jarre), où elle était battue à l'aide d'un agitateur, le but étant de séparer le beurre proprement dit qui se présente sous la forme de grains (il s'agit en fait des particules de matière grasse contenues dans la crème) et le petit-lait (ou babeurre), qui a l'apparence d'un liquide blanc.

 

 

On extrayait ensuite le beurre de la baratte à travers un trou de vidange, puis on le lavait et on le rinçait pour les débarrasser complètement du reste du babeurre, et enfin on l'égouttait. Pour terminer, on le malaxait afin de lui donner une texture aussi lisse que possible, et on le pressait à l'aide d'une planche. Ceci permettait d'évacuer le reste d'eau et donc de mieux conserver le beurre.

 

 

Enfin, dans le but de former des plaques de beurre, on le tassait ensuite à l'aide d'une cuillère dans un moule un beurre. Et aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd'hui, le beurre était à l'époque agrémenté d'un décor : pour appliquer celui-ci, on se servait donc de marques à beurre en bois, sur lesquelles étaient gravés les ornements (il s'agit du même procédé que celui utilisé pour décorer les pâtisseries orientales). Le Musée de la Vie bourguignonne conserve d'ailleurs de superbes exemplaires de cette forme d'ustensile.

 

 

 

Voir aussi les articles suivants :

Autour du beurre - Musée de la Vie bourguignonne, Dijon (1)

Autour du beurre - Musée de la Vie bourguignonne, Dijon (2)

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