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13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 07:00

Henry Peach Robinson

 

She never told her love


Robinson_She_never_told

 
She never told her love est avant tout une étude pour Fading away : Henry Peach Robinson combinait en effet, le plus souvent, plusieurs négatifs.
Mais le titre fait également référence à une réplique de Viola dans La nuit des rois de Shakespeare :

" She never told her love, but let concealment, like a worm 'i th' bud, feed on her damask cheek. She pinned in thought; and, with a green and yellow melancholy, she sat like Patience on a monument, smiling at grief. Was not this love indeed ? "
Traduction :  "Jamais elle n'avoua son amour, elle en laissa le secret, comme le ver dans le bourgeon, ronger le rose de ses joues. Elle languit dans sa pensée ; jaunie, verdie par la mélancolie, elle s'inclina, comme la Résignation sur une tombe, souriant à la douleur. N'était-ce pas là de l'amour ?"






Fading away

 

Robinson - Fading away

 
Fading away représente une jeune fille atteinte de tuberculose sur son lit de mort : un sujet violent et douloureux que le public de l'époque, guère habitué à ce genre de choses, a mal supporté, malgré la virtuosité qu'on a reconnu alors à Henry Peach Robinson. Aujourd'hui, on associe au contraire l'aspect morbide de ce cliché à une forme de grande poèsie.

 

 

 

The Lady of Shalott

 

Peach Robinson - The Lady of Shalott

 
Sujet influencé par l'Ophélie de Millais, mais tiré d'un célèbre poème de Tennyson, et traité plusieurs fois par Waterhouse dans des toiles non moins célèbres.
En résumé, la Dame de Shalott est victime d'une malédiction qui lui interdit de regarder le monde autrement que par le truchement d'un miroir. Voyant le reflet de Lancelot se rendant à Camelot, elle passe outre l'interdiction ; son miroir se brise (c'est le fameux "The mirror crack'd from side to side") et elle est condamnée à mourir, se laissant aller au fil de l'eau sur un bateau en direction de Camelot.
Là encore, Henry Peach Robinson a utilisé plusieurs négatifs pour créer cette image de la Dame de Shalott.




Voir aussi :
Une ballade d'amour et de mort - Musée d'Orsay, Paris (1)
Une ballade d'amour et de mort - Musée d'Orsay, Paris (2)

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Published by Stéphanie MAYADE - dans Exposition
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commentaires

AD-Mary44 devenue 49 21/11/2011 14:53


Je pense qu'à ORSAY tu as été sensible à l'Ophélie d'Auguste PREAULT


bien amicalement

Stéphanie MAYADE 29/11/2011 19:55



Et bien, en fait, pas tant que ça... Je ne suis pas une grande fan de Préault.



LILIRADAR 15/06/2011 15:15



Je me délecte comme d'habitude des oeuvres que tu as choisies et de tes articles. J'aime tout, tout m'intéresse dans cette "ballade d'amour et de mort" que tu nous proposes ; peut-être "La Fille
du bûcheron" m'intrigue-t-elle plus que les autres oeuvres. Bises. LN



Stéphanie MAYADE 21/06/2011 22:45



Toujours flatteuse... C'est assez agréable, ma foi !


C'est peut-être moi qui ai un peu semé le doute à propos de La fille du bûcheron, tout simplement parce que je n'ai pas tout compris de la version originale
du poème. Il était trop long pour que je le fasse apparaître dans l'article, j'indiquerai un lien pour que vous puissiez tous le lire. Mieux : je vais essayer de trouver quelqu'un qui soit
capable de le traduire (mais c'est pas gagné).


 


Sinon... Je sentais, je savais que tu serais sensible à toutes ces oeuvres. Je suis donc heureuse d'avoir tapé juste!



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